DeGeMeR mAt £ bReIzH...

 DeGeMeR mAt £ bReIzH...
Bi£nVeNµ£ DaNs NoTr£ MoNdE...
iCi NoUs PaRlOnS l£ Br£tOn...
NoT pAyS eST ReMpLi d£ mYtHeS, dE l£nDeS...
De MoNsTrEs InCoNnUs, dEs CrEaTµRes...
£t NoUs AiMoNs La MµSiQu£ cElTiQµ£...
AlOrS sUiVeZ lA dAnSe...
BoNn£ ViSiTe à VoUs ChErS ViSiTeUrs...
£t SoUrToUt ChOsE iMpOrTaN...
LaIsSeZ dEs CoMmS
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# Posté le samedi 29 avril 2006 15:39

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 18:25

NoTr£ PaYs...

NoTr£ PaYs...
NoTrE PaYs...

# Posté le samedi 29 avril 2006 16:06

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:44

NoS l£g£nDeS...

NoS l£g£nDeS...
DeS LeGeNd£s, Il y £n a pLuS d'Un£ eN nOtRe PayS...£n VoIcI Qu£lQu£s uNeS...

# Posté le samedi 29 avril 2006 16:14

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:44

L'AnKoU...

L'AnKoU...
KARRIGUEL ANN ANKOU

Un soir de jui
n, lors d'une une année particulièrement chaude, un jeune homme de Trézélan décida d'emmener ses chevaux, le soir, au pré afin qu'ils profitent de la pleine lune et de la fraîcheur del a nuit.
Ce
ci fait, il emprunta un chemin de raccourci en sifflotant, marchant bon train, au clair de lune...
Soudaine
ment, il lui sembla entendre le bruit grinçant d'une charette. L'idée que ce soit "karriguel ann Ankou" ne fît aucun doute dans sa tête. Il avait entendu parler du bruit particulier de l'essieu mal graissé : "wik ! wik !".
Malgré
les avertissement des anciens du village, il décida de ne pas fuire et de voir à quoi ressemblait ce fameux attelage...
Il
se cacha dans un talut, à l'intérieur d'une touffe de noisetiers. La cachette était parfaite...
La charett
e approcha bientôt à sa hauteur. Trois chevaux blancs attelés en flèche tiraient l'attelage. Deux hommes étaient, l'un devant, tirant les chevaux par la bride, l'autre debout à l'avant du char. A l'instant même où l'équipage passa devant le jeune homme, un bruit sec retentit. L'individu debout dans la charette cria : "Hooo !". Les chevaux stoppèrent... "La cheville d'essieu vient de casser ! cria-t-il. C'était l'Ankou. "Va couper de quoi en faire une neuve !!"
Le charettier
se diriga alors droit sur la cachette du jeune homme.


Celui-ci sen
tit son sang se glasser.
" Il va m
e voir... je suis perdu !" pensa-t-il !
Mais, miracule
usement, le charettier ne vît rien et coupa sa branche sans remarquer, sembla-t-il, le jeune homme. Il modela la cheville, l'introduit dans l'essieu et les chevaux repartirent...
Alors qu'ils s'
éloignaient, le jeune homme fût soudainement secoué par un fou rire. "J'ai échappé à l'Ankou ! Il m'avait à porté de main et il ne m'a pas vu ! Je suis béni des dieux..." Il se réjouit. Quand la charette fût loin, il rentra chez lui. Le matin même il alla parader sur la place du village en se ventant à tous au petit matin de son exploit. Hélas, on échappe pas à l'Ankou ! Le lendemain matin, une fièvre subite l'emporta sans que quiconque ne puisse comprendre...
Du fond des t
énèbres; les âmes en transit entendirent retentir alors le rire macabre du Maître des lieux. Ce n'était pas encore cette fois que l'Ankou perdrait la partie...

# Posté le samedi 29 avril 2006 16:38

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:42

La vIlLe D'Ys...

La vIlLe D'Ys...
LA LEGENDE...

Au temps du bon Roi Gradlon, vers le 6ème siècle, Is est la capitale de la Cornouaille. La ville est protégée de la mer par une digue et le roi garde toujours sur lui la clef d'or qui ouvre les écluses.
Sa fille, la belle Dahut, qui mène une vie de débauche, rencontre diable, sous la forme d'un séduisant jeune homme. Il lui demande, comme preuve d'amour, d'ouvrir la porte aux flots. Dahut dérobe la clef des écluses pendant le sommeil du roi bientôt la mer se rue dans la ville.
Gadlon fuit à cheval, sa fille en croupe. Mais les vagues les poursuivent et vont Ies engloutir.

A ce moment, la voix céleste lui ordonne de jeter à I'eau le démon qu'il porte derrière lui. Le roi obéit, le coeur saignant, et la mer se retire aussitôt.


Mais Is est détruite.


LES MEMOIRES DE GRADLON...

Au V­ siècle de notre ère, à l'âge des grands troubles venus d'Orient, vivait Gradlon Meur, Roi de Cornouailles. Il avait mené campagne jusqu'aux confins des terres de Scandinavie et tiré grand respect de ses exploits.

"De retour à Kemper, je sombrais dans l'indolence, pleurant Malgven, la reine du Nord qui m'avait donné ma fille Dahud avant de mourir. Dahud ou Alc'huez ou Ahes était à l'image de sa mère, belle et altière ; elle forçait le respect tout en inspirant l'amour. Elle vénérait les anciens dieux et se procurait auprès des druides soutien et enseignement.

Un jour que nous chassions dans les bois au pied du Ménéhom, nous rencontrâmes Corentin, l'ermite. Corentin prêchait un nouveau Dieu. Ce Dieu venait du midi, mais sa parole était portée par les Bretons de la grande Ile. Il avait réputation de Sainteté, il était modeste de biens, mais riche de sagesse.

J'aimais beaucoup cet homme, et me convertis à sa foi, le christianisme. Je lui promis d'élever sur mes terres de Cornouaille de nombreux lieux de culte, dont une abbaye à Landévénec tout en son honneur. Mais surtout d'ériger en Is, ma nouvelle capitale, une église de pierre.

Is était la ville de Dahud. Seule face à l'infini, ma fille ne pouvait vivre sans contempler le ressac. Son coeur s'emplissait de joie lorsque le vent soulevait ses longs cheveux défaits et que son visage se perlait des larmes d'embruns.

Is était un défi à l'océan. Recueillie entre des
bras de rochers, protégée par des remblais, les grandes marées d'équinoxe la menacerait de noyade. Elle était comme un bijou, belle dans les moindres détails. La résidence royale longue et ostentatoire, trônait au centre, accompagnée de la maison occupée par ma suite. Non loin se bâtissait la demeure du Christ. Les habitations se répartissaient dans ce nid de rochers, rivalisant d'élégance et de richesses.

Désormais Corentin était auprès de moi à la cour. Nourri de ses paroles, je menais à ses côtés l'évangélisation des Ossismes, mon peuple.

Nous promettions grands malheurs à ceux qui restaient attachés aux anciennes traditions. Pourtant nombreuses étaient les offrandes à Lugs et aux Korrigans.

Dahud refusait la nouvelle foi, elle ralliait les insoumis et les entraînait dans sa ronde de plaisir. Elle ne pliait pas, était libre et désirable.

Un jour que le vent soufflait si fort, devant la foule assemblée, Corentin exhorta ma fille de modifier sa conduite, sinon, Dieu recouvrirait la ville d'un linceul d'eau, et seules les âmes bénies n'iraient pas brûler en enfer. Dieu avait déjà puni, disait-il, les peuples de la Bible pour des conduites semblables, il agirait de même pour le peuple d'Armorique.

On murmurait que l'obstination du saint homme cachait un amour inavouable.

Mes sujets eurent de grandes frayeurs, car les flots conquéraient chaque jour de nouveaux territoires, et nombre de côtiers avaient vu leur maison assaillie par la mer.

Lorsque l'événement se produisit, la lune était comme un bouclier saxon, large et brune, tellement proche.

Le vent soufflait de l'occident en rafales si fortes qu'il décoiffait le chaume des toits. Nul ne pouvait se tenir à l'extérieur sans choir et être projeté contre un mur.

Je tenais conseil, les sages étaient assemblés autour de moi, Corentin veillait inquiet. Dahud, prévenue par les Druides, courait m'avertir de l'imminence du drame, mais avant qu'elle n'eût pu franchir les portes de la grande salle, une vague gigantesque prenait l'assaut la ville.

La brutalité du cataclysme fut telle, que la plupart des habitants périrent en cet instant.

Je réagis prestement, enfourchais mon cheval et extirpais Dahud, blessée, des restes de la maison de la Suite Royale.

Nous fuyions sur la grève talonnés par la marée. "Abandonne la pécheresse! Abandonne la!!", hurla Corentin, depuis le rivage.

Alors que mon cheval, d'un bond prodigieux gagnait le sommet du rocher, l'ermite d'un coup de crosse désarçonna Dahud qui s'abîma dans la mer.


Bien du temps a passé depuis le drame d'Is.

Peu ont survécu et peu savent témoigner de la beauté de la cité. Moi-même, je n'ai plus guère de souvenirs.

Corentin est mort depuis longtemps, et il me semble que je prendrais bientôt la route du Tir-Na-Nog.

Un druide m'a dit un jour, que Dahud est maintenant sirène.

Je suis très vieux, brisé, et je ne sais plus si je dois continuer à vénérer ce Dieu qui m'a pris ma ville, ma fille".


MES MEMOIRES DE DAHUD...

Les origines de la cité.

Mon père a quitté Kemper pour renforcer son royaume qui s'effiloche comme une vieille toile.

Son idée est de réunir sous un même vocable, tous les petits villages côtiers semés autour de la Baie de Douarnenez, puis de leur donner un centre militaire et spirituel important.

Et de m'en faire cadeau...

Nous venons de traverser des âges de tranquillité, mais de l'orient menacent les feux de la guerre.

La fondation de la cité

Les bâtisseurs de cités ont choisi pour le centre, un îlot de rochers.

Très exposé aux intempéries, il offre néanmoins un refuge idéal en cas de conflits.



Il est sur la mer comme un berceau fragile, que Malgven veillerait.

Les druides refusent de consulter les augures pour savoir si notre choix est bon. Les Chrétiens se répandent en continuelles prières pour implorer la protection de leur Dieu.

Le rocher s'étire sur une centaine de mètres, avec un étranglement à mi parcours. Nous avons ainsi un obstacle naturel au sein même de notre défense.

Graslon désire que sa cité, probablement sa future capitale, soit aussi belle que les villes romaines.

Le peuple suit avec enthousiasme et voit une promesse de puissance.

Les premières maisons sont celtes, de lourdes pierres forment leur soubassement, et un épais toit de chaume vient les couvrir.

Comme le veut la tradition, les demeures se placent sur le pourtour de l'enceinte, qui se résume pour l'instant à des pieux figés.


Graslon désire que sa cité ait un cardo et un decumanus. Sinon, elle ne sera jamais belle, dit-il.
Chacun se réserve un espace important pour réaliser un peu de culture et d'élevage. Mais la petite surface du rocher, et la pauvreté de son sol, rendent ces opérations vaines.



La tempête.

La cité prend rapidement forme. Des Bretons ont tenté de construire leurs maisons rondes, mais Graslon s'y est opposé.

Graslon désire que sa cité conserve une bonne homogénéité du bâti. Les Bretons se sont pliés.

Aux premières marées d'équinoxe, la ville a été envahie par les eaux.

La mer par un détour malicieux, contourne les rochers, et vient courir dans nos rues.

Nous mettons vivement en chantier une digue pour nous garantir de la prochaine marée, et devons élaborer un ensemble de portes gigantesques pour laisser pénétrer les navires marchands.

L'ouvrage n'est pas vraiment fiable. Sa rapidité d'exécution, justifiée par la fréquence des tempêtes ne m'inspire guère confiance.

Graslon désire que sa cité possède un temple chrétien en son centre.



L'église

L'influence de Gwénolé, ce maudit, est grandissante. Il m'humilie en public. Je crèverai les yeux de ce fanatique.

Mais le peuple suit Gwénolé, et moi je n'ai plus guère de fidèles.

Chacun construit sa maison sans vraiment suivre les axes tracés par Graslon.

Gwénolé me surveille, m'accuse de péché, parce que j'aime la vie. Sa laideur l'en empêche, lui.

Graslon désire une villae de type romain, c'est ridicule.

Graslon persiste et les premières fondations du palais romain de Graslon sont creusées. Non loin, les premières voûtes du temple de Gwénolé marquent le paysage.

Les animaux sont nerveux, depuis quelques temps déjà, les rongeurs ont quitté le rocher, suivis des chats et des chiens.

Les chevaux retenus par leurs liens, se cabrent à l'approche des palefreniers.

La tempête menace...

# Posté le samedi 29 avril 2006 16:55

Modifié le mardi 17 juillet 2007 08:42